
Les déformations orthopédiques des membres inférieurs chez l’enfant peuvent être particulièrement complexes lorsqu’elles sont associées à une atteinte neurologique ou neuromusculaire. Une même situation peut associer une inégalité de longueur des jambes, une déformation du pied, une instabilité ou une luxation de la hanche et parfois une anomalie de l’axe ou de la longueur du fémur ou du tibia.
Dans ces situations, il ne suffit généralement pas de traiter une seule articulation ou de corriger uniquement la longueur de la jambe. Une évaluation globale du membre inférieur est nécessaire afin de déterminer l’origine de chaque déformation et de construire une stratégie thérapeutique cohérente.
Cet article présente les principaux problèmes rencontrés, les examens utilisés et les différentes options de traitement, notamment lorsque plusieurs interventions orthopédiques doivent être envisagées.
Information médicale : cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation avec un chirurgien orthopédiste pédiatrique, un spécialiste de neuro-orthopédie ou une équipe multidisciplinaire. Le traitement dépend de l’âge de l’enfant, de sa croissance, de son état neurologique, de sa mobilité, de la sévérité des déformations et des résultats des examens.

Une déformation orthopédique complexe correspond à une situation dans laquelle plusieurs éléments du membre inférieur sont affectés simultanément.
Elle peut notamment associer :
* une différence de longueur entre les deux jambes ;
* une déformation du fémur ou du tibia ;
* une anomalie de l’axe du membre inférieur ;
* une déformation du pied ou de la cheville ;
* une subluxation ou une luxation de la hanche ;* des contractures musculaires ou articulaires ;
* une faiblesse musculaire ;
* une modification de la marche ou des capacités de positionnement.
La difficulté vient du fait que ces problèmes peuvent s’influencer mutuellement.
Par exemple, une déformation de la hanche peut modifier la longueur fonctionnelle du membre. À l’inverse, une différence importante de longueur ou une mauvaise position du pied peut modifier l’équilibre du bassin et la mécanique de la marche.
Les recommandations de la Pediatric Orthopaedic Society of North America soulignent d’ailleurs que l’évaluation d’une inégalité de longueur doit tenir compte non seulement de la longueur osseuse, mais également des déformations osseuses et des contractures des tissus mous.
Chez certains enfants présentant une atteinte neurologique, les muscles ne fonctionnent pas de manière équilibrée.
Selon la nature de l’atteinte, il peut exister :
* une faiblesse musculaire ;
* une paralysie partielle ;
* une spasticité ;
* une diminution du contrôle moteur ;
* une perte de sensibilité ;
* des contractures ;
* un déséquilibre entre les muscles qui stabilisent une articulation.
Avec la croissance de l’enfant, ces déséquilibres peuvent progressivement modifier la position des os et des articulations.
Les luxations ou subluxations de hanche peuvent notamment apparaître dans différentes pathologies neurologiques ou paralysantes de l’enfant. Elles peuvent avoir des conséquences sur la station debout, la marche, la position assise, les soins et la qualité de vie.
Il est donc essentiel de ne pas considérer une déformation comme un problème purement esthétique : elle peut avoir des conséquences fonctionnelles importantes.
L’inégalité de longueur des membres inférieurs, également appelée inégalité de longueur des jambes (ILMI), correspond à une différence entre la longueur des deux membres.
Cette différence peut être :
* congénitale ;
* liée à une anomalie de croissance ;
* secondaire à une maladie ;
* consécutive à une fracture ou à une autre atteinte osseuse ;
* associée à une anomalie de la hanche ;
* liée à une pathologie neurologique ou neuromusculaire.
Une luxation ou une dysplasie de la hanche peut elle-même participer à une différence de longueur fonctionnelle.
L’examen clinique constitue une première étape. Le médecin peut notamment placer des cales sous le membre le plus court afin de remettre le bassin à niveau et d’estimer la différence.
Mais dans une situation complexe, la mesure clinique doit être complétée par l’imagerie.
Les radiographies en charge de l’ensemble des membres inférieurs permettent notamment d’étudier simultanément :
* la longueur du fémur ;
* la longueur du tibia ;
* l’axe du membre inférieur ;
* la position du genou ;* la cheville ;
* et certains éléments liés à la position du pied.
Selon la situation, une orthoradiographie, un scanogramme, un scanner ou une imagerie EOS peuvent être utilisés. (posna.org)
Le fémur est l’os de la cuisse. Sa longueur et son orientation jouent un rôle essentiel dans l’équilibre global du membre inférieur.
Lorsqu’une différence de longueur existe, le chirurgien doit déterminer précisément quelle partie du membre est responsable de cette différence :
* le fémur ;
* le tibia ;
* ou plusieurs segments à la fois.
Il doit également rechercher une déformation angulaire ou rotationnelle.
Cette analyse est essentielle avant d’envisager un allongement osseux.
Dans certains cas, l’allongement peut donc être réalisé au niveau du fémur, dans d’autres au niveau du tibia, ou selon une stratégie combinée et éventuellement réalisée en plusieurs étapes.
Le choix dépend de la longueur à récupérer, de l’âge de l’enfant, de la croissance restante, de l’état des articulations, des tissus mous, de la fonction musculaire et de la sécurité neurologique et vasculaire.
Les déformations du pied sont fréquentes dans différentes pathologies neurologiques et neuromusculaires.
Parmi les principales configurations rencontrées figurent :
* le pied équin ;
* le pied varus ;
* le pied équin varus ;
* le pied planovalgus ;
* certaines déformations combinées de l’arrière-pied et de l’avant-pied.
La déformation peut être principalement musculaire et flexible au début, puis devenir progressivement plus rigide avec le temps.
La prise en charge dépend donc notamment de la souplesse du pied, de l’âge de l’enfant, de son niveau fonctionnel, de sa capacité à marcher et de l’évolution de la déformation.
Les traitements peuvent comprendre :
* la kinésithérapie ;
* les étirements ;
* les orthèses ;
* certains traitements de la spasticité lorsque celle-ci est présente ;
* des injections dans certaines situations ;
* la chirurgie musculotendineuse ;
* des ostéotomies ;
* ou, dans les déformations sévères et rigides, des procédures osseuses plus importantes.
La littérature sur les déformations du pied chez l’enfant présentant une atteinte neurologique insiste sur l’importance d’adapter le traitement à la souplesse de la déformation, au niveau fonctionnel et à l’évolution clinique. (PubMed Central (PMC))
La hanche mérite une attention particulière chez les enfants présentant une atteinte neurologique.
Une subluxation signifie que la tête du fémur commence à se déplacer partiellement hors de sa position normale dans le cotyle.
Une luxation correspond à une perte beaucoup plus importante de la congruence entre la tête fémorale et l’acétabulum.
Dans les pathologies neurologiques, les déséquilibres musculaires et les modifications de la mobilité peuvent progressivement déplacer la tête fémorale.
La luxation peut entraîner :
* une limitation de la mobilité ;
* une différence fonctionnelle de longueur ;
* une déformation du bassin ;
* des difficultés pour marcher ;
* des difficultés à s’asseoir ;
* des douleurs chez certains enfants ;
* des difficultés pour les soins et le positionnement.
La surveillance radiographique permet de mesurer l’évolution du déplacement de la tête fémorale. Dans certaines pathologies neurologiques, le Migration Percentage de Reimers est couramment utilisé pour quantifier le déplacement latéral de la tête fémorale. (PubMed Central (PMC))
Il faut cependant éviter de considérer un seuil radiographique comme une règle universelle : la décision chirurgicale dépend du contexte clinique, de l’âge, de la croissance, de la mobilité, de la douleur, de la stabilité de la hanche et de l’évolution des images.
Une reconstruction complexe du membre inférieur nécessite généralement une évaluation complète.
Selon le cas, le bilan peut comprendre :
Examen clinique orthopédique
Le spécialiste étudie :
* la longueur des membres ;
* la mobilité de la hanche ;
* la mobilité du genou ;
* la mobilité de la cheville ;
* la position du pied ;
* les contractures ;
* la force musculaire ;
* la sensibilité ;
* la marche lorsque l’enfant est ambulatoire ;
* et la capacité de positionnement lorsqu’il ne marche pas.
* les hanches ;
* le fémur ;
* le tibia ;
* le genou ;
* la cheville ;
* l’axe du membre inférieur.
Une radiographie longue en charge peut être particulièrement utile pour analyser simultanément la longueur et l’alignement du membre. (posna.org)
EOS
Dans les centres qui disposent de cette technologie, l’imagerie EOS peut permettre d’obtenir des images du squelette en position debout avec une exposition aux rayonnements relativement faible, ce qui peut être intéressant pour le suivi des enfants nécessitant des examens répétés. (chop.edu)
Scanner ou IRM
Selon le problème, un scanner peut être utilisé pour préciser certaines mesures osseuses ou certaines déformations.
L’IRM est particulièrement utile lorsqu’il faut étudier les tissus mous, les muscles, certaines structures articulaires ou d’autres éléments qui ne sont pas correctement analysés par une radiographie.
Évaluation neurologique
Lorsqu’une déformation est associée à une atteinte neurologique, l’évaluation orthopédique doit être mise en relation avec le bilan neurologique.
Dans certaines situations, des examens électrophysiologiques comme l’ENMG peuvent apporter des informations complémentaires sur l’atteinte nerveuse.
L’allongement osseux repose généralement sur le principe de la distraction ostéogénique.
Le principe est de réaliser une ostéotomie contrôlée puis d’écarter progressivement les deux segments osseux afin de permettre la formation progressive d’un nouvel os dans l’espace créé.
L’allongement est donc généralement progressif, et non réalisé en une seule fois.
La Pediatric Orthopaedic Society of North America décrit la distraction progressive comme l’approche standard de nombreuses procédures d’allongement et souligne l’importance de préserver les tissus et la vascularisation osseuse. (posna.org)
Selon le cas, plusieurs technologies peuvent être utilisées :
* fixateur externe ;
* fixateur circulaire ;
* fixateur monolatéral ;
* système combinant fixation externe et fixation interne
* clou intramédullaire d’allongement motorisé chez certains patients sélectionnés.
Les clous internes motorisés représentent une évolution importante de la chirurgie d’allongement, mais leur utilisation dépend notamment de l’âge, de la maturité osseuse, de l’anatomie et des indications du patient. (JPOSNA)
Une chirurgie d’allongement ne se termine pas lorsque l’enfant quitte le bloc opératoire.
Après l’intervention, l’équipe doit surveiller :
* la progression de l’allongement ;
* la formation du nouvel os ;
* l’axe du membre ;
* les articulations voisines ;
* la mobilité ;
* les muscles et tendons ;
* les nerfs ;
* les vaisseaux ;
* la douleur ;
* et la consolidation osseuse.
Les radiographies sont généralement répétées pendant la phase d’allongement et de consolidation.
La mobilité articulaire est également essentielle, car une limitation du mouvement peut compromettre le résultat de l’allongement. (posna.org)
C’est pourquoi un séjour médical prolongé peut être nécessaire lorsque la famille vient de l’étranger pour une chirurgie d’allongement.
La durée exacte du séjour ne peut toutefois pas être déterminée de manière générale : elle dépend de la technique utilisée, de la quantité d’allongement prévue, de l’évolution radiographique et du protocole du chirurgien.
Oui, dans certaines situations, plusieurs problèmes peuvent être intégrés dans une même stratégie reconstructive.
Mais cela ne signifie pas nécessairement que toutes les interventions doivent être réalisées le même jour.
Le chirurgien peut choisir :
* une intervention unique ;
* plusieurs interventions au cours du même séjour ;
* des interventions espacées de quelques jours ;
* ou des interventions séparées de plusieurs mois.
Le choix dépend de la complexité du cas et du risque associé à chaque intervention.
Lorsqu’une luxation de hanche, une déformation du pied et une importante inégalité de longueur sont présentes simultanément, l’ordre des interventions devient particulièrement important.
Une équipe spécialisée peut par exemple décider de corriger d’abord une déformation qui empêche la bonne position du membre, puis de procéder à l’allongement, ou inversement.
Il n’existe donc pas un ordre unique applicable à tous les enfants.
Comme toute chirurgie importante, l’allongement présente des risques.
Selon la technique et la situation du patient, les complications possibles comprennent notamment :
* infection ;
* problème de consolidation osseuse ;
* retard de consolidation ;
* mauvaise orientation du segment osseux ;
* limitation articulaire ;
* contracture musculaire ;* douleur ;
* complications liées au matériel ;
* atteinte nerveuse ou vasculaire ;
* nécessité d’une nouvelle intervention.
La POSNA souligne que l’allongement est une procédure exigeante dont l’évolution peut être difficile, avec un risque de complications qui doit être soigneusement expliqué à la famille. (posna.org)
Chez un enfant présentant une atteinte neurologique, cette évaluation doit être encore plus individualisée.
Une chirurgie reconstructive du membre inférieur ne doit pas être planifiée uniquement à partir de la différence de longueur.
Le chirurgien doit examiner l’ensemble de la chaîne :
bassin → hanche → fémur → genou → tibia → cheville → pied.
Il doit également prendre en compte :
nerfs → muscles → tendons → articulations → croissance osseuse → capacité fonctionnelle.
Cette approche globale permet d’éviter de corriger une anomalie tout en créant ou en aggravant un problème mécanique ailleurs.
Par exemple, corriger la longueur d’une jambe sans tenir compte d’une déformation importante du pied ou d’une contracture de la hanche peut conduire à un résultat fonctionnel insuffisant.
Chez l’enfant, les os continuent de grandir.
Le chirurgien doit donc tenir compte :
* de l’âge chronologique ;
* de l’âge osseux ;
* des cartilages de croissance ;
* de la croissance restante ;* de la différence de longueur actuelle ;* de la différence prévue à la maturité.
Dans certaines situations, lorsque l’enfant est encore en croissance et que la différence de longueur prévue est modérée, une technique appelée épiphysiodèse peut être envisagée : elle consiste à ralentir ou arrêter la croissance de la jambe la plus longue afin de permettre à la jambe courte de rattraper progressivement une partie de la différence. (posna.org)
Dans d’autres situations, notamment lorsque la différence est importante ou que les autres méthodes ne sont pas adaptées, l’allongement peut être envisagé.
La stratégie doit être individualisée.
Une équipe spécialisée peut suivre une démarche en plusieurs étapes :
Étape 1 : comprendre l’origine
Déterminer si la déformation est :
* neurologique ;
* neuromusculaire ;
* congénitale ;
* liée à la croissance ;
* post-traumatique ;
* ou multifactorielle.
Étape 2 : mesurer précisément les déformations
Mesurer :
* la longueur du fémur ;
* la longueur du tibia ;
* la longueur globale du membre ;
* l’axe mécanique ;
* la position de la hanche ;
* la déformation du pied ;
* les contractures.
Étape 3 : déterminer les priorités
Toutes les anomalies n’ont pas nécessairement la même importance.
Le chirurgien peut rechercher en priorité :
* une articulation menacée ;
* une déformation qui empêche la marche ;
* une déformation douloureuse ;
* une déformation qui compromet l’appareillage ;
* une différence de longueur importante ;
* ou une déformation susceptible de progresser rapidement.
Étape 4 : construire le calendrier chirurgical
Le traitement peut être :
en une seule étape,en plusieurs étapes au cours d’un même séjour,ou en plusieurs interventions espacées dans le temps.
Pour les familles qui envisagent une prise en charge internationale, la Turquie dispose de centres spécialisés dans plusieurs domaines de la chirurgie orthopédique et reconstructive.
Pour un enfant présentant une déformation complexe, l’objectif ne devrait cependant pas être simplement de rechercher « une opération d’allongement ».
La priorité doit être de trouver une équipe capable d’évaluer l’ensemble du problème :
* orthopédie pédiatrique ;
* neuro-orthopédie ;
* chirurgie reconstructive ;
* radiologie spécialisée ;
* rééducation fonctionnelle ;
* et, lorsque cela est nécessaire, neurologie ou autres spécialités.
Pour une famille venant de l’étranger, la préparation du dossier médical avant le déplacement est également essentielle.
Le dossier peut notamment comprendre :
* comptes rendus opératoires antérieurs ;
* radiographies ;
* IRM ;
* scanners ;
* examens neurologiques ;
* ENMG lorsqu’il existe ;
* comptes rendus de rééducation ;
* liste des traitements ;
* et évolution de la mobilité de l’enfant.
Cette préparation permet au spécialiste d’avoir une vision plus complète avant de proposer une stratégie.
Pour une chirurgie simple, le séjour peut être relativement court.
En revanche, une procédure d’allongement osseux nécessite généralement un suivi beaucoup plus long, car le traitement se poursuit après l’intervention.
La durée dépend notamment :
* du type d’allongement ;
* du segment concerné ;
* de la quantité d’allongement ;
* de la technique de fixation ;
* de la consolidation ;
* de la rééducation ;
* des éventuelles interventions associées ;
* et de l’avis du chirurgien.
Il est donc préférable qu’une famille internationale obtienne un calendrier médical écrit et personnalisé avant de réserver son séjour.
Avant de programmer une chirurgie complexe, les familles peuvent demander :
Dans les déformations complexes de l’enfant, le succès d’une chirurgie ne doit pas être mesuré uniquement en centimètres.
L’objectif peut être de :
* améliorer l’alignement du membre ;
* stabiliser la hanche ;
* obtenir un pied plus fonctionnel ;
* améliorer la marche lorsqu’elle est possible ;
* faciliter l’appareillage ;
* améliorer la position assise ;
* diminuer certaines douleurs ;
* faciliter les soins ;
* améliorer l’autonomie ;
* et préserver au maximum la fonction à long terme.
La stratégie doit donc être pensée autour de l’enfant dans son ensemble, et non autour d’une seule radiographie.
Les déformations orthopédiques complexes de l’enfant peuvent associer luxation ou instabilité de la hanche, déformation du pied, anomalie du fémur ou du tibia et inégalité de longueur des membres inférieurs.
Lorsqu’une atteinte neurologique ou neuromusculaire est présente, ces problèmes nécessitent une analyse particulièrement rigoureuse, car les muscles, les nerfs, les articulations et la croissance osseuse peuvent tous influencer le résultat.
L’imagerie complète du membre inférieur, l’évaluation de la hanche et du pied, la mesure précise de la différence de longueur et l’analyse de la fonction neurologique constituent les bases de la planification.
L’allongement osseux peut représenter une solution importante dans certains cas, mais il s’agit d’un traitement progressif qui nécessite une surveillance spécialisée et une rééducation adaptée. (posna.org)
Lorsque plusieurs déformations sont présentes, le traitement peut être réalisé en une seule étape ou selon plusieurs interventions. Le choix de l’ordre et du calendrier doit être déterminé individuellement par une équipe spécialisée.
Pour les familles qui envisagent une prise en charge en Turquie, l’essentiel est donc de disposer d’un dossier médical complet et d’obtenir avant le voyage un plan thérapeutique personnalisé précisant les interventions envisagées, leur ordre, la durée prévisible du séjour et le programme de suivi.
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Une différence de longueur des jambes nécessite-t-elle toujours une opération ?
Non. Le traitement dépend de l’importance de la différence, de son évolution prévue, de l’âge de l’enfant, de sa fonction et des autres anomalies présentes. Les options peuvent aller de la simple surveillance ou d’une compensation par semelle jusqu’à différentes techniques chirurgicales. (posna.org)
Peut-on allonger le fémur chez un enfant ?
Oui, dans certaines situations sélectionnées. L’allongement peut concerner le fémur ou le tibia selon l’origine de la différence de longueur et l’anatomie du membre.
Une luxation de hanche peut-elle provoquer une différence de longueur des jambes ?
Oui. Une dysplasie ou une luxation de hanche peut contribuer à une différence de longueur réelle ou fonctionnelle du membre. (posna.org)
Peut-on corriger la hanche et le pied pendant la même période ?
C’est parfois possible, mais le calendrier dépend de la situation. Certaines équipes réalisent plusieurs interventions au cours d’un même séjour, tandis que d’autres préfèrent les espacer.
Combien de temps dure un allongement de jambe ?
Il n’existe pas de durée universelle. La durée dépend de la quantité d’allongement, de l’os concerné, de la technique utilisée et de la consolidation osseuse.
L’allongement osseux est-il douloureux ?
Une chirurgie d’allongement peut entraîner des douleurs et une gêne pendant les différentes phases du traitement. Une prise en charge de la douleur et une surveillance régulière sont nécessaires.
Est-il possible de réaliser une chirurgie d’allongement en Turquie ?
Oui, des procédures d’allongement et de reconstruction des membres sont réalisées dans des centres spécialisés. La pertinence d’une prise en charge en Turquie doit toutefois être évaluée au cas par cas, sur la base du dossier médical et des examens récents.
Quels documents envoyer avant une consultation internationale ?
Il est utile de transmettre les comptes rendus médicaux, radiographies, scanners, IRM, examens neurologiques ou ENMG lorsqu’ils existent, comptes rendus opératoires antérieurs et informations concernant la mobilité et la rééducation de l’enfant.